Baby Driver : l’apogée d’Edgar Wright !

Chauffeur pour des braqueurs de banque, Baby a un truc pour être le meilleur dans sa partie : il roule au rythme de sa propre playlist. Lorsqu’il rencontre la fille de ses rêves, Baby cherche à mettre fin à ses activités criminelles pour revenir dans le droit chemin. Mais il est forcé de travailler pour un grand patron du crime et le braquage tourne mal… Désormais, sa liberté, son avenir avec la fille qu’il aime et sa vie sont en jeu.

Encore un concept complètement barré pour Edgar Wright qui, depuis ses débuts, remixe tous les genres du cinéma avec une aisance déconcertante. Si ce n’est sa mésaventure avec les studios Marvel lors de la préparation de Ant-Man (il a quitté le projet), rien ne semble arrêter ce geek anglais pour qui les films riment avec fun, fun et fun !

Baby Driver s’inscrit dans la juste lignée de ses œuvres précédentes et double même la plupart d’entre elles pour se hisser au niveau de ‘Shaun Of The Death’, sa plus grande réussite à ce jour. Tout aussi fun mais plus mature et maitrisé, ce film de braquage au rythme de la musique est incontestablement la nouvelle référence du réalisateur.

Qui aurait cru qu’un mélange entre ‘Fast & Furious’, ‘Drive’ et ‘La La Land’ était possible ? Des scènes d’action aux dialogues et comportements des personnages, tout le film est calqué sur la bande originale funky à souhait. Les courses-poursuites réalisées sans effets spéciaux sont tout bonnement impressionnantes et l’humour, quant à lui, trouve toujours son chemin pour nous faire éclater de rire même dans les moments les plus sombres. Du coup, on rit de tout et on prend son pied à chaque instant.

Kevin Spacey, Jamie Foxx, Jon Hamm et Ansel Elgort prennent également du plaisir et cela se voit. De nos jours, rares sont les films américains où les acteurs ne se prennent pas au sérieux et livrent une performance sans retenue. Rien à dire, c’est rafraîchissant et surtout encourageant de constater qu’il est apparemment encore possible de faire un film de divertissement 100% original !

Le seul point noir est incontestablement la structure très classique du récit. Rien qu’aux bandes annonces, il est possible d’imaginer l’entièreté du film. Du coup, la surprise ne se trouve pas dans le scénario mais plutôt dans les dialogues et les scènes délirantes. C’est dommage car, au point où ils en étaient, ils auraient pu se permettre de prendre quelques risques supplémentaires.

Baby Driver figurera certainement dans mon top 10 de l’année 2017. Grosse surprise et nouvelle réussite pour Edgar Wright, c’est le genre de film inclassable qui, au bout du 10ème visionnage, vous procurera toujours autant de plaisir. Et ce, malgré la prédictibilité de son scénario.  

Note : 8,5/10