Mois : juillet 2017

Episode 3: Important Tips for Podcasters

A wonderful serenity has taken possession of my entire soul, like these sweet mornings of spring which I enjoy with my whole heart. I am alone, and feel the charm of existence in this spot, which was created for the bliss of souls like mine. I am so happy, my dear friend, so absorbed in the exquisite sense of mere tranquil existence, that I neglect my talents. I should be incapable of drawing a single stroke at the present moment; and yet I feel that I never was a greater artist than now.

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Episode 2: Music Production for Dummies

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Episode 1: Design in the 21st Century

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RottenTomatoes : virus pour la critique ?

J’ai passé la semaine en France et, comme le « Dunkerque » de Christopher Nolan est uniquement disponible en VF dans le cinéma de proximité, je me suis résolu à le voir en anglais ce dimanche, une fois de retour à Bruxelles. Impatient comme je suis, je consulte régulièrement mon smartphone afin de récolter plusieurs avis sur le film. Si ce que j’ai pu voir m’a rassuré quant à la qualité de ce dernier, je n’ai pu m’empêcher de constater un phénomène troublant et dangereux à la fois pour l’exercice de la critique de film mais aussi (et surtout) pour le septième art. Ce virus, c’est la moyenne des cotations, un système de classement proposé par des sites tels que RottenTomatoes ou Metacritic.

Attention, je n’ai rien contre la cotation en elle-même. Je l’utilise d’ailleurs sur mon propre site en conclusion de mes critiques. Pour moi, c’est un moyen de transmettre mon sentiment général via un indicateur simple que nous reconnaissons tous de par nos beaux jours à l’école. Sur d’autres sites, vous retrouverez bien souvent d’autres types de classification (« 5 étoiles », « à voir ! » ou encore « coup de cœur »). Tant que cette note ou échelle de valeur est attachée à un avis constructif, elle ne me pose aucun problème. Comme je le disais plus haut, ce sont les moyennes qui me dérangent.

Reprenons l’exemple de « Dunkerque ». Un jour avant sa sortie, la moyenne générale des critiques était disponible sur RottenTomatoes et Metacritic : 93% et 94% respectivement. Je vais ensuite voir l’une de mes émissions préférées sur YouTube où le type, qui aime globalement bien le film (vidéo ci-dessous), doit littéralement s’excuser à plusieurs reprises avant d’émettre le moindre sentiment négatif, par peur de perdre ses abonnés qui, après avoir été voir la note générale sur Internet, sont persuadé qu’il s’agit du meilleur film de Nolan à ce jour, si pas du meilleur film de tous les temps ! Nous ne sommes pas loin de la lobotomie…

Bien sûr, certaines critiques oseront partager leur avis sans concession, d’autres rédigeront un double article pour faire un « pour ou contre » afin de satisfaire tout le monde. Mais, la grande majorité sera, comme ce pauvre YouTubeur, obligée d’édulcorer voire de modifier ses propos afin de contenter la masse. Too much ? Pas tellement. Car cette pression s’applique aussi dans le petit univers de la critique. « Tu as été très gentil avec ce film, c’est pourtant de la merde ! », « Tu as vu ce qu’en pense la critique US ? », « Quoi ? Tu ne l’as pas vu ?! », etc.

En donnant le ton à toutes les critiques du monde entier (à l’exception bien sûr du panel d’américains et/ou anglais sur lesquels la moyenne se base), les grands sites de cotation sont devenus les premiers influenceurs de l’industrie du cinéma. Si le film n’excède pas les 80% ou n’est pas certifié ‘Fresh’, pas la peine de débourser 10 euros voire même de le télécharger ! N’est-ce pas un peu trop réducteur ? Alors, bien sûr, si un film est noté 4%, on peut sérieusement douter de sa qualité mais que devons-nous faire des 50, 60 ou encore 70% ?

Le « Valérian » de Luc Besson est ici un bon exemple. Le film a « raté sa sortie » en recevant une côte de 71% outre-Atlantique. Si le film n’est pas parfait, je considère tout de même que c’est une expérience originale et rafraîchissante à voir en salle (ma critique est disponible ici). Comment exprimer un tel avis par une note ? Si je lui donne un 7/10, vous n’irez sans doute pas le voir. Du coup, je me retrouve tenté de lui donner un 8/10. On en arrive donc au énième problème de l’agglomération d’avis : la surévaluation. Chaque année, nous entendons les mêmes phrases : un chef d’œuvre, le meilleur film d’horreur, il se surpasse dans ce film, etc. Forcément, il faut maintenant tout exagérer pour faire passer le message ! Soit ça pue, soit c’est magique.

L’autre jour, en passant au magasin, je suis tombé sur le Blu-ray de ‘The Revenant’ que je n’ai pas vu (une hérésie). J’avais oublié ce film dont tout le monde parlait sans cesse il y a à peine 2 ans. En étant tous des « tendances de l’année » ou « phénomènes du moment », les bons films passent aussi plus vites aux oubliettes.

Coup de gueule ou pas, je suis souvent nostalgique du temps où l’on ouvrait le supplément du mercredi pour découvrir les pages culture et y lire les critiques de journalistes auxquels nous nous identifions. En lisant les résumés et en regardant les photos, nous étions déjà séduits par certains longs métrages. Bonne surprise ou pas, il fallait faire confiance à l’auteur et aller découvrir le film en salle pour se forger sa propre opinion. L’élément de surprise, la variante manquante des sites de cotations…

Spider-Man : Homecoming

Après ses spectaculaires débuts dans Captain America : Civil War, le jeune Peter Parker découvre peu à peu sa nouvelle identité, celle de Spider-Man, le super-héros lanceur de toile. Galvanisé par son expérience avec les Avengers, Peter rentre chez lui auprès de sa tante May, sous l’œil attentif de son nouveau mentor, Tony Stark. Il s’efforce de reprendre sa vie d’avant, mais au fond de lui, Peter rêve de se prouver qu’il est plus que le sympathique super héros du quartier. L’apparition d’un nouvel ennemi, le Vautour, va mettre en danger tout ce qui compte pour lui…

Loin d’être un désastre financier, ‘The Amazing Spider-Man 2’ avec Andrew Garfield n’a pas du tout fait l’unanimité auprès des fans. Beaucoup rêvaient de voir leur idole se balancer dans l’univers Marvel plutôt que d’être constamment malmené par Sony qui détient les droits de l’homme araignée. Du coup, en 2015, les CEO se mettent à table et concoctent un deal en or : Marvel relance la franchise à sa façon et Sony s’occupe de la distribution et du marketing. Exit Garfield, Emma Stone et le réalisateur Marc Webb. Welcome Tom Holland et toute la clique des Avengers !

Ayant déjà été brièvement présenté dans Captain America : Civil War, le personnage ne doit heureusement pas subir une troisième introduction. Pas de morsure d’araignée, pas d’oncle Ben, on plonge directement dans le quotidien d’un Peter Parker plus jeune et en phase avec les adolescents d’aujourd’hui, bien loin des relations sérieuses et des grandes responsabilités déjà explorées dans les sagas précédentes. Nous avons donc un Spider-Man impatient, immature et têtu, du jamais vu !

Tom Holland, 21 ans, interprète le personnage à merveille. L’acteur Britannique déjà vu dans The Impossible ou sur scène en tant que Billy Elliot est très attachant, drôle et charismatique. Sa capacité a porter pratiquement seul l’entièreté du film de 2H15 est remarquable. Je comprends désormais pourquoi Sony entend bien conserver son poulain en lui confiant notamment le rôle de Nathan Drake dans l’adaptation du célèbre jeu vidéo Uncharted. Michael Keaton, quant à lui, revêtit parfaitement le costume du vautour, un méchant à taille humaine. Là aussi, un élément très rafraichissant en comparaison avec les vilains immenses et très colorés des précédents volets.

Dans l’ensemble, Spider-Man : Homecoming est un tour de force réussi. Bien ficelé, prenant et surtout amusant, le film donne envie de revoir l’homme araignée sur nos écrans, notamment grâce à l’excellente incarnation de Tom Holland. Si ce premier film manque un peu d’ambition, nul doute que, tout comme notre héros, la saga va prendre de l’ampleur !

Note 8/10