Mois : juillet 2017

Baby Driver : l’apogée d’Edgar Wright !

Chauffeur pour des braqueurs de banque, Baby a un truc pour être le meilleur dans sa partie : il roule au rythme de sa propre playlist. Lorsqu’il rencontre la fille de ses rêves, Baby cherche à mettre fin à ses activités criminelles pour revenir dans le droit chemin. Mais il est forcé de travailler pour un grand patron du crime et le braquage tourne mal… Désormais, sa liberté, son avenir avec la fille qu’il aime et sa vie sont en jeu.

Encore un concept complètement barré pour Edgar Wright qui, depuis ses débuts, remixe tous les genres du cinéma avec une aisance déconcertante. Si ce n’est sa mésaventure avec les studios Marvel lors de la préparation de Ant-Man (il a quitté le projet), rien ne semble arrêter ce geek anglais pour qui les films riment avec fun, fun et fun !

Baby Driver s’inscrit dans la juste lignée de ses œuvres précédentes et double même la plupart d’entre elles pour se hisser au niveau de ‘Shaun Of The Death’, sa plus grande réussite à ce jour. Tout aussi fun mais plus mature et maitrisé, ce film de braquage au rythme de la musique est incontestablement la nouvelle référence du réalisateur.

Qui aurait cru qu’un mélange entre ‘Fast & Furious’, ‘Drive’ et ‘La La Land’ était possible ? Des scènes d’action aux dialogues et comportements des personnages, tout le film est calqué sur la bande originale funky à souhait. Les courses-poursuites réalisées sans effets spéciaux sont tout bonnement impressionnantes et l’humour, quant à lui, trouve toujours son chemin pour nous faire éclater de rire même dans les moments les plus sombres. Du coup, on rit de tout et on prend son pied à chaque instant.

Kevin Spacey, Jamie Foxx, Jon Hamm et Ansel Elgort prennent également du plaisir et cela se voit. De nos jours, rares sont les films américains où les acteurs ne se prennent pas au sérieux et livrent une performance sans retenue. Rien à dire, c’est rafraîchissant et surtout encourageant de constater qu’il est apparemment encore possible de faire un film de divertissement 100% original !

Le seul point noir est incontestablement la structure très classique du récit. Rien qu’aux bandes annonces, il est possible d’imaginer l’entièreté du film. Du coup, la surprise ne se trouve pas dans le scénario mais plutôt dans les dialogues et les scènes délirantes. C’est dommage car, au point où ils en étaient, ils auraient pu se permettre de prendre quelques risques supplémentaires.

Baby Driver figurera certainement dans mon top 10 de l’année 2017. Grosse surprise et nouvelle réussite pour Edgar Wright, c’est le genre de film inclassable qui, au bout du 10ème visionnage, vous procurera toujours autant de plaisir. Et ce, malgré la prédictibilité de son scénario.  

Note : 8,5/10

Valérian : un excès de gourmandise

Au 28ème siècle, Valérian et Laureline forment une équipe d’agents spatio-temporels chargés de maintenir l’ordre dans les territoires humains. Mandaté par le Ministre de la Défense, le duo part en mission sur l’extraordinaire cité intergalactique Alpha – une métropole en constante expansion où des espèces venues de l’univers tout entier ont convergé au fil des siècles pour partager leurs connaissances, leur savoir-faire et leur culture. Un mystère se cache au cœur d’Alpha, une force obscure qui menace l’existence paisible de la Cité des Mille Planètes. Valérian et Laureline vont devoir engager une course contre la montre pour identifier la terrible menace et sauvegarder non seulement Alpha, mais l’avenir de l’univers.

Luc Besson ne manque pas de courage, lui qui porte fièrement l’étendard du cinéma de divertissement européen depuis plus de 20 ans. Sa mission : prouver que nos films peuvent aussi faire rêver et rapporter gros. Si, jusqu’ici, l’opération s’avère rentable, elle n’a jamais convaincu les critiques et spectateurs du monde entier. C’est donc à la fois impatients et anxieux que nous guettions la sortie de Valérian et la Cité des Milles Planètes, la plus grosse production française à ce jour, conçue pour rivaliser avec les géants américains de l’été.

Crée par Christin et Mézières dans les années 60, la BD Valérian et Laureline a marqué la science-fiction française et internationale. Avec ses aventures intergalactiques et ses milliers d’espèces différentes, la saga a elle-même inspirée bon nombre d’œuvres cinématographiques (dont Star Wars). Bref, de quoi se régaler pour Besson et compagnie qui noient l’écran de personnages farfelus, de gadgets inventifs et de courses poursuites au cœur d’univers tout aussi féériques que futuristes. On en prend littéralement plein les yeux pendant 2h15 et, rien que pour cela, le film vaut la peine d’être vu sur grand écran (en 3D si possible) !

Si le spectacle est au rendez-vous, les interprètes de Valérian (Dane DeHaan) et Laureline (Cara Delevingne) semblent avoir laissé leurs compétences au placard. Le premier est aussi charismatique que mon frigo et la seconde devrait se contenter du mannequinat. Le reste de l’imposant casting rend service, sans plus. La musique d’Alexandre Desplat, quant à elle, est tellement oubliable que je ne me souviens même pas du thème principal quelques heures après la projection. Quel dommage pour un space-opera ! Enfin, je dois mentionner l’apparition de Rihanna qui, bien qu’elle ne soit pas si mauvaise, m’a totalement sorti du film pendant une bonne quinzaine de minutes.

Heureusement, le bon enchainement des séquences d’exploration et d’action contribue à rythmer le film et à nous maintenir investis tout au long. Luc Besson fait parfois preuve de gourmandise en détournant les héros de leur quête principale pour nous faire découvrir un lieu ou une espèce particulière. Bien qu’ils n’impactent pas trop le (très classique) fil rouge et que l’ensemble reste facile à suivre, ces détours s’avèrent trop nombreux et lassants sur la fin.

Imparfait et un brin décevant, Valérian reste un grand spectacle original et rafraîchissant à voir sur grand écran ! Trop gourmand et surtout mal servi par des acteurs aux abonnés absents, Besson rate de peu son Avatar mais nous rappelle son indéniable talent pour la SF.

Note : 6,5/10

Episode 10: New Recording Studios

A wonderful serenity has taken possession of my entire soul, like these sweet mornings of spring which I enjoy with my whole heart. I am alone, and feel the charm of existence in this spot, which was created for the bliss of souls like mine. I am so happy, my dear friend, so absorbed in the exquisite sense of mere tranquil existence, that I neglect my talents. I should be incapable of drawing a single stroke at the present moment; and yet I feel that I never was a greater artist than now.

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Episode 9: Modern Interior Design

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Episode 8: Street Art in Brooklyn

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