Mois : mai 2017

5 films à avoir en juin 2017 !

La Momie (sortie le 7 juin 2017) 

Tom Cruise lance la toute nouvelle franchise d’Universal consacrée aux monstres classiques des années 30 : La Momie, Dracula, Frankenstein, etc. Bien sûr, le tout sera mis au goût du jour avec une pluie de cascades et d’effets spéciaux ainsi qu’un casting 5 étoiles avec Johnny Depp, Russel Crowe et Javier Bardem. Le scénariste Alex Kurtzman a eu l’énorme responsabilité de réaliser ce premier volet, nous verrons le 7 juin si le pari est réussi.


The Promise (sortie le 14 juin 2017) 

Christian Bale, Oscar Isaac et Charlotte le Bon forment un triangle amoureux à Constantinople en 1922. Ensemble, ils vont y vivre les derniers jours de l’Empire Ottoman. Même si la critique outre-mer ne semble pas convaincue par l’histoire d’amour, nombreux sont ceux qui applaudissent le film pour sa représentation fidèle d’un événement historique jusqu’ici peu représenté sur grand écran. À ne certainement pas manquer si le sujet vous intéresse !


Wonder Woman (sortie le 21 juin 2017) 

L’ été commence officiellement avec la sortie de Wonder Woman ! La sublime Gal Gadot reprend son rôle initié dans Batman vs Superman pour plonger dans la première guerre mondiale en compagnie de Chris Pine. Si la bande-annonce rappelle le premier Captain America, les critiques US donnent sacrement envie (96% sur Rotten Tomatoes). Un bon film à popcorn pour démarrer les festivités, que demander de plus ? Ha oui, une femme comme héroïne et une autre femme derrière la caméra !


It Comes At Night (sortie le 28 juin 2017) 

Chaque nuit, un homme s’enferme avec sa famille dans une maison isolée au coeur de la forêt pour se protéger d’une menace qui rode à l’extérieur. Personne n’entre ou ne sort de l’unique et seule issue, constamment verrouillée. Alors qu’il accepte de recueillir une autre famille sous son toit, il constate une fois la nuit tombée que la porte est restée ouverte… Ce thriller psychologique de Trey Edward Shults explore la monstruosité humaine et, à la simple vue de la bande-annonce, nous glace le sang.


Le Manoir (sortie le 28 juin 2017) 

Le premier ‘gros’ film avec plusieurs YouTubeurs français sort au cinéma la même semaine que Transformers 5. Si ce n’est certainement pas le meilleur timing, Le Manoir n’en demeure pas moins attendu. Pourquoi ? Tout simplement pour savoir si ces messieurs dames réussissent le passage sur grand écran et s’ils parviennent à produire un comédie de qualité. J’ai de gros doutes mais ma curiosité prend le dessus.

Dans les coulisses du Festival de Cannes !

Chaque année, à la mi-mai, Cannes se transforme en plaque tournante du cinéma international où se rencontrent artistes, journalistes, producteurs, distributeurs et autres professions liées de près ou de loin au grand écran. Au total, ce sont plus de 200.000 individus qui se pressent dans la ville côtière de 70.000 habitants. Si vous connaissez bien ses films d’auteurs, sa célèbre montée des marches ou encore ses nombreuses soirées VIP, le Festival de Cannes cache une toute autre vérité pour les cinéphiles et professionnels présents sur place. Afin d’en savoir plus sur les coulisses de l’événement et de récolter les impressions à chaud d’un correspondant sur place, CinéFilm a contacté Thibault van de Werve, rédacteur en chef de Cinephilia et journaliste culture pour La Libre Belgique.

Alors Thibault, c’est ta quantième fois au Festival de Cannes ? 

« C’est ma troisième fois. J’ai eu la chance d’y assister pour la première fois il y a deux ans, juste après mon stage au BIFFF. J’étais sur place pendant trois jours sans accréditation mais je suis tout de même parvenu à voir 3 films : Le Petit Prince, Valley of Stars et Macbeth. Pour ceux qui ne sont pas membres de la presse web ou classique, il est assez difficile d’y voir des films. Il faut guetter les invitations distribuées par des professionnels qui ne peuvent assister à la projection. Pour la 69e et 70e édition (en 2016 et 2017), j’ai reçu une accréditation en tant que journaliste qui m’autorise à accéder au Palais et à voir l’ensemble des films sélectionnés. »

À quoi ressemble une journée au Festival de Cannes ?

« En général, c’est debout assez tôt car la première projection est à 8h30 et, sauf si on à la chance de travailler pour un très gros média, il faut compter entre 45 minutes et une heure de file avant chaque séance (voire bien plus si le film est très attendu). À cela, il faut ajouter le déplacement entre l’appartement et le Palais des Festival qui peut s’avérer long en fonction de votre location dans Cannes. Un conseil : réservez longtemps à l’avance pour un bon emplacement au meilleur prix. Cette année, j’ai la chance d’être à 5 minutes à pied ! »

« Ensuite, à 11h, il y a la conférence de presse que je regarde parfois depuis les écrans situés en dehors de la salle. À la sortie, on peut facilement obtenir un selfie avec l’une ou l’autre célébrité. Cette année, j’ai eu la chance de croiser Will Smith, Jake Gyllenhaal, Michael Haneke ou encore Adam Sandler. C’est un peu le moment ‘Fanboy’ de la journée. Après cela, il y a des films toute l’après-midi jusqu’à tard le soir (la dernière séance est à 22h et parfois à minuit). »

Thibault van de Werve avec Adam Sandler

Thibault van de Werve avec Adam Sandler

« Chaque jour, je visionne entre 2 et 5 films puis je m’attèle à l’écriture des articles. Entre les deux, je cherche des moments pour rapidement manger et me doucher, d’où l’importance de se loger à proximité du Festival. Le soir, Cannes oblige, je m’autorise l’une ou l’autre sortie quand je ne suis pas trop épuisé par le rythme effréné. Il y a beaucoup d’événements organisés par des grandes marques et, si vous disposez d’une invitation, il serait dommage de ne pas l’utiliser ! »

3 choses que tu aimes à propos du Festival de Cannes ? 

« Avant toute chose, je vais à Cannes pour voir plein des films ! En quinze jours, j’ai l’opportunité de voir des dizaines de longs métrages, tous originaux et différents. Chaque année, la sélection propose un mélange savoureux de grands noms et de nouveaux talents. C’est génial pour les curieux et amoureux du cinéma ! »

« Ensuite, il faut bien avouer que l’ambiance glamour qui règne au Festival est très envoutante. Tous les jours, je croise quelqu’un que j’admire dans le cadre féérique de la croisette avec son soleil, ses stars, ses bateaux et ses photographes. »

« Enfin, parce que je suis entouré d’autres personnes qui, comme moi, sont passionnées du septième art. Cela donne de belles rencontres ainsi que des moments de partage et de discussion à propos des films à l’affiche. Il règne un esprit très ‘communautaire’ à Cannes pendant le Festival. »

Un point négatif ?

« Forcement, qui dit strass et paillettes dit également protocole et hiérarchie. Tout le monde n’est pas égal au Festival de Cannes. En fonction de la couleur de votre badge, vous devez attendre ou non, vous pouvez accéder à certains lieux ou non, etc. Il y a cette forme d’élitisme que l’on retrouve dans les boites de nuit huppés. C’est frustrant pour ceux qui, comme moi, n’ont pas un très bon badge. Mais, à la fin de la journée, nous sommes tous très contents d’être là ! »

Tes coups de coeur de cette 70e édition ?

« Pour l’instant, mon top 3 est constitué de Loveless du réalisateur russe Andrey Zvyagintsev, de la très bonne surprise française qu’est ‘120 battements par minute‘ et de la ‘Mise à mort du cerf sacré‘ avec Nicole Kidman et Colin Farrell. Par contre, j’ai trouvé le nouveau Haneke décevant et le Baumbach anecdotique… »

Pour le palmarès complet et officiel, il va falloir attendre ce dimanche 28 mai, date de clôture du Festival après 11 jours de compétition. Entre-temps, consultez la nouvelle chaîne YouTube de Cinephilia où Thibault van de Werve nous livre ses coups de coeur au quotidien. 

Alien : Covenant – Du sang neuf !

Les membres d’équipage du vaisseau Covenant, à destination d’une planète située au fin fond de notre galaxie, découvrent ce qu’ils pensent être un paradis encore intouché. Il s’agit en fait d’un monde sombre et dangereux, cachant une menace terrible. Ils vont tout tenter pour s’échapper.


Critique du film ‘Alien : Covenant’

En 2012, Prometheus avait pour mission de faire renaître la franchise ‘Alien’ en effrayant les nouvelles générations. Si ce prologue est parvenu à jeter un doute sur l’origine des célèbres créatures, il nous aura laissé sur notre faim. Avec Alien : Covenant, le créateur Ridley Scott retente l’opération séduction en reproduisant l’ambiance viscérale de son incontournable premier volet. Alors, ça mord ?

La réponse est une nouvelle fois mitigée. Si nous retrouvons bel et bien des scènes angoissantes et gores (le film est interdit aux moins de 12 ans) qui font penser au classique de 1979, nous récupérons aussi les explications (inutiles) du plus récent Prometheus. En cherchant à tout prix à nous exposer les origines de ses Aliens, Ridley Scott rationalise son propre mythe et le rend du coup beaucoup moins terrifiant.

Heureusement, de par son concept toujours aussi charmeur, quelques séquences très réussies et des plans à couper le souffle, ce énième ‘Alien’ parvient tout de même à nous divertir ainsi qu’à nous faire pardonner ses retournements prévisibles ou encore la stupidité de ses personnages (explorer une planète hostile sans masque, il faut le faire !).

Si, à 79 ans, Ridley Scott prouve qu’il n’a pas perdu de sa maîtrise, il démontre une nouvelle fois qu’il ne sait plus trop comment aborder sa propre création. Oscillant entre récit moralisateur et courses-poursuites sanglantes, Covenant ne parvient jamais à trouver son rythme et son ton. Peut-être serait-il temps d’apporter du sang neuf au scénario et à la réalisation afin de renouveler la série pour de bon…

Note : 3/5 

4 nouveaux Avatar confirmés d’ici 2025 !

Dans un récent communiqué de presse, la FOX confirme les rumeurs qui indiquaient que 4 films ‘Avatar’ sortiraient entre 2020 et 2025 sur les écrans du monde entier (dates pour la Belgique ci-dessous) :

Avatar 2  16/12/2020
Avatar 3  15/12/2021
Avatar 4  18/12/2024
Avatar 5  17/12/2025

Cela fera précisément 11 ans que les spectateurs n’auront plus entendu parler des bonhommes bleus et de la planète de Pandora. Ne sera-t-il pas un peu tard pour une suite ? As-t’on vraiment envie d’y retourner ? Surtout que, mis à part la prouesse visuelle de James Cameron, les héros du premier volet n’avaient rien de très emballant…

Au suivant !

À la question du délai, l’intéressé répond qu’il a fini d’écrire les 4 prochains films et qu’il s’occupe simultanément de la pré-production de ces derniers. L’objectif : boucler les suites et la fin de la saga en huit ans top chrono alors que le premier avait pris 4 ans à lui tout seul. C’est ambitieux mais plutôt positif car cela signifie que Cameron a un réel plan derrière la tête, chose qui se fait rare dans l’industrie.

Sous l’ocean

Autre argument pour justifier ce laps de temps ainsi que la pertinence d’avoir un nouveau ‘Avatar’ en 2020, le développement et l’utilisation de nouvelles techniques : motion capture sous l’eau, 3D avec une résolution 4K, 120 images par seconde, etc. Le réalisateur se vante même de travailler sur une méthode de visionnage 3D qui ne nécessiterait pas de lunettes. Un vraie révolution !

Un risque très faible

Enfin, même si seulement un tiers des spectateurs d’Avatar iraient voir le prochain, la suite amasserait tout de même près d’un milliard de dollars au Box-Office. Pour rappel, le premier avait explosé tous les records avec une recette totale de 2,78 milliards sur les cinq continents. Développer 4 suites représente donc un risque faible qui peut rapporter très gros ! Serait-ce le bon moment d’acheter des actions de la 20th Century Fox ?

Le Roi Arthur : une copie à revoir…

Jeune homme futé, Arthur tient les faubourgs de Londonium avec ses potes, sans se douter du grand destin qui l’attend… Jusqu’au jour où il s’empare de la célèbre épée Excalibur. Mis au défi par le pouvoir du glaive, Arthur est aussitôt contraint de faire des choix difficiles. Rejoignant la Résistance, il doit apprendre à maîtriser l’épée, à surmonter ses démons et à unir le peuple pour vaincre le tyran Vortigern.

Critique du film ‘Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur’

Après avoir adapté Sherlock Holmes et rendu hommage à la série The Man from UNCLE avec une certaine réussite, Guy Ritchie s’attaque désormais à la légende du Roi Arthur. Une première pour ce réalisateur atypique qui n’avait jusqu’ici jamais raconté d’histoires fantastiques.

Le résultat est un film d’aventure précipité et peu inspirant qui répond visiblement à une commande de studio. C’est simple, personne ne semble y croire. Le casting est séduisant sans être convaincant et la patte reconnaissable de Ritchie n’apparaît que trop rarement pour moderniser et rythmer efficacement ce récit classique.

C’est dommage car le Roi Arthur contient de bonnes idées comme l’association d’un pouvoir magique à l’épée d’Excalibur ou encore le fait de remplacer les batailles en plein air par des tours de passe-passe en ville. Malheureusement, ces quelques points positifs sont noyés dans une compilation insipide de montages, bastons et dialogues sans saveurs.

Confrontée à ce brouillon, la post-production tente de nous faire passer la pilule avec un montage ultra-rapide, une bande-son assourdissante et des effets spéciaux parfois impressionnants. Je pense à la scène d’ouverture qui est une démonstration de force complètement inutile, servant uniquement à accrocher le spectateur.

Si le réalisateur semble avoir définitivement troqué ses films de gangster pour les blockbusters hollywoodiens, son énergie débordante et son style unique semblent s’être égarés en chemin…

Note : 4 / 10